Rapport annuel 2009 =================== Rapport annuel TABLE DES MATIERES LE MOT DU PRESIDENT ...................................................................................................... 8 CONTEXTE ECONOMIQUE ET FINANCIER ........................................................... 11 1.1 EVOLUTION DE L’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE MONDIAL ET SOUS-REGIONAL ............... 11 1.2 EVOLUTION DES MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX ................................................ 12 1.3 EVOLUTION DES MARCHES FINANCIERS AFRICAINS ........................................................... 13 ACTIVITES.................................................................................................................... 14 2.1 ACTIVITES DU CONSEIL REGIONAL ................................................................................. 14 2.1.1 Réunions des organes délibérants .......................................................... 14 2.1.2 Activités de régulation ............................................................................. 15 2.2 CONTROLE DES ACTEURS DU MARCHE ............................................................................ 19 2.2.1 Contrôle des structures centrales (BRVM et DC/BR) ........................ 19 2.2.2 Contrôle des intervenants commerciaux ............................................. 21 2.2.3 Surveillance du marché ............................................................................ 25 2.2.4 Contrôle des avoirs-titres et espèces des clients .............................. 25 2.2.5 Traitement des plaintes et réalisation des enquêtes ....................... 26 2.2.6 Sanctions ...................................................................................................... 27 2.3 CONTROLE ET SUIVI DES EMETTEURS ............................................................................. 27 2.4 ACTIVITES DU MARCHE.................................................................................................. 28 2.4.1 Marché primaire ......................................................................................... 28 2.4.2 Marché secondaire ..................................................................................... 32 2.5 ACTIVITES DU PROJET DE DEVELOPPEMENT DU MARCHE FINANCIER REGIONAL (PDMFR)38 2.5.1 Contexte ....................................................................................................... 38 2.5.2 Etat d’exécution des principales sous–composantes du volet « Assistance Technique et Appui Institutionnel » ............................................. 38 2.6 RELATIONS INTERNATIONALES ET PARTENARIATS ............................................................ 41 2.6.1 Participation aux rencontres internationales ..................................... 41 2.6.2 Participation aux rencontres sous-régionales ..................................... 41 SITUATION FINANCIERE DU CONSEIL REGIONAL ............................................. 43 3.1 COMPTES DE BILAN ....................................................................................................... 43 3.2 COMPTE DE RESULTATS ................................................................................................. 44 3.3 CONTROLE PAR LA COUR DES COMPTES ......................................................................... 45 ANNEXES .............................................................................................................................. 46 ANNEXE 1 ORGANISATION DU CONSEIL REGIONAL DE L’EPARGNE PUBLIQUE ET DES MARCHES FINANCIERS .......................................................................................................................... 47 ANNEXE 2 SITUATION FINANCIERE DES SOCIETES DE GESTION ET D’INTERMEDIATION AU 31 DECEMBRE 2009................................................................................................................... 48 ANNEXE 3 MISSIONS D’INSPECTION REALISEES EN 2009 .......................................................... 49 ANNEXE 4 BILAN AU 31 DECEMBRE 2009 DU CREPMF ......................................................... 50 ANNEXE 5 COMPTE DE RESULTATS AU 31 DECEMBRE 2009 DU CREPMF ............................... 52 ANNEXE 6 EVOLUTION DU NOMBRE D’ACTEURS ENTRE 2005 ET 2009 .................................... 54 ANNEXE 7 NOMBRE D’ACTEURS CONTROLES EN 2009 ............................................................ 54 LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS AA : Apporteur d’Affaires ACDI : Agence Canadienne de Développement International AFD : Agence Française de Développement BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest BM : Banque Mondiale BOAD : Banque Ouest Africaine de Développement BRVM : Bourse Régionale des Valeurs Mobilières BTCC : Banques Teneurs de Comptes et Conservateurs CIMA : Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances COSUMAF : Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale CREPMF : Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers DC/BR : Dépositaire Central / Banque de Règlement ETI : Ecobank Transnational Incorporated FANAF : Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines FCP : Fonds Commun de Placement FMI : Fonds Monétaire International IFREFI : Institut Francophone de la Régulation Financière OICV : Organisation Internationale des Commissions de Valeurs OPCVM : Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières PIB : Produit Intérieur Brut OPR : Offre Publique de retrait SGI : Société de Gestion et d’Intermédiation SOAGA : Société Ouest Africaine de Gestion d’Actifs SICAV : Société d’Investissement à Capital Variable PDMFR Projet de Développement du Marché Financier Régional UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Réunion des organes délibérants Tableau 2 : Cartes professionnelles délivrées par le Conseil Régional en 2009 Tableau 3 : Principales caractéristiques du FCP CAPITAL CROISSANCE Tableau 4 : Principales caractéristiques du FCP SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE Tableau 5 : Chiffres-clés de la situation financière de la BRVM (en millions de FCFA) Tableau 6 : Chiffres-clés de la situation financière du DC/BR (en millions de FCFA) Tableau 7 : Emissions sur le marché primaire en 2009 Tableau 8 : Opérations sur titres de capital de l’année 2009 (en millions de FCFA) Tableau 9 : Emprunts obligataires de l’année 2009 (en millions de FCFA) Tableau 10: Evolution des indices sectoriels de 2007 à 2009 Tableau 11: Evolution des capitalisations boursières par compartiment (2005-2009), en milliards de FCFA Tableau 12: Evolution des capitalisations boursières sectorielles (2006-2009), en milliards de FCFA Tableau 13: BRVM – Evolution des valeurs et des volumes échangés (2005-2009), en millions de FCFA Tableau 14: Bilan en grandes masses (en milliers de FCFA) Tableau 15: Comptes de résultats en grandes masses (en milliers de FCFA) LISTE DES GRAPHIQUES Graphique 1 : Répartition des avoirs-titres et espèces des clients résidents de la zone UEMOA au 31 décembre 2009 par type d’investisseur Graphique 2 : Evolution de la levée des ressources de 2005 à 2009 (en millions de FCFA) Graphique 3 : Répartition sectorielle des financements par le marché des obligations en 2009 Graphique 4 : Evolution comparative des indices BRVM 10 et BRVM Composite de 2005 à 2009 Graphique 5 : Evolution de la capitalisation boursière par secteur d’activités en 2008 et en 2009 LISTE DES ANNEXES Annexe 1 : Organisation du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers Annexe 2 : Situation financière des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation au 31 décembre 2009 Annexe 3 : Missions d’inspection réalisées en 2009 Annexe 4 : Bilan au 31 décembre 2009 du CREPMF Annexe 5 : Compte de Résultats au 31 décembre 2009 du CREPMF Annexe 6 : Evolution du nombre d’acteurs entre 2005 et 2009 Annexe 7 : Nombre d’acteurs contrôlés en 2009 FAITS MARQUANTS DE L’ANNEE 2009 Mai o Tenue, les 18, 19 et 20 mai 2009, à Cotonou (Bénin) de la 8ème réunion annuelle de l’Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI). Juin o Acceptation par l’OICV de la candidature du CREPMF en qualité de signataire de l’Accord Multilatéral de l’OICV sur la consultation, la coopération et l’échange d’informations (MMoU). Novembre o Entrée en fonction, le 23 novembre 2009, des nouveaux membres du Conseil Régional. o Tenue, les 9 et 10 novembre 2009 à Abidjan (Côte d’Ivoire), de « la rencontre de sensibilisation sur l’information financière ». Décembre o Organisation, les 8, 9 et 10 décembre 2009 à Dakar (Sénégal), des « Journées du marché financier de l’UMOA » en collaboration avec la BRVM et l’Association Professionnelle des SGI. ORGANISATION ET COMPOSITION DU CONSEIL REGIONAL AU 31 DECEMBRE 2009 Conseil Régional Léné SEBGO Président, Membre représentant le Burkina Faso Viviane Yémalin HOUENOU- KANEHO Membre représentant le Bénin Lami BLE Membre représentant la Côte d’Ivoire Sêco CAMARA Membre représentant la Guinée-Bissau Sidi Mohamed TRAORE Membre représentant le Mali Boubacar SAIDOU MOUMOUNI Membre représentant le Niger Babacar CISSE Membre représentant le Sénégal Mathèrunwa GNAGNA-WAKA Membre représentant le Togo Laurent Ogowa AGOSSA Membre représentant le Président de la Commission de l’UEMOA Kodzo Mawuena DOSSA Membre représentant le Gouverneur de la BCEAO Taïbou MBAYE Membre, Expert-Comptable Fernando Jorge RIBEIRO Membre, Magistrat Comité Exécutif Léné SEBGO Président, Membre représentant le Burkina Faso Kodzo Mawuena DOSSA Membre représentant le Gouverneur de la BCEAO Taïbou MBAYE Membre, Expert-Comptable Mathèrunwa GNAGNA-WAKA Membre représentant le Togo Secrétariat Général Edoh Kossi AMENOUNVE Secrétaire Général Léné SEBGO, Président du CREPMF 2009 : Une année « difficile mais qui augure de bonnes perspectives » L’année 2009 a été marquée par une évolution contrastée de la conjoncture économique mondiale. En effet, au premier trimestre, un début de récession s’est manifesté dans les pays développés à travers une contraction de la production (-6,5 %) et des échanges mondiaux, en raison du resserrement du crédit et de la chute brutale du prix des actifs financiers. Par contre, le second semestre a enregistré la stabilisation de l’économie mondiale et surtout l’accélération de la croissance dans les économies émergentes. Le regain de confiance des investisseurs et les effets stimulants des mesures de relance ont, en effet, contribué à atténuer la contraction de la production. Cependant, il y a lieu de préciser que dans la plupart des pays, l’accès au crédit reste encore difficile ce qui pourrait fragiliser la reprise observée. L’année 2009 aura donc été celle du retour à une relative stabilité sur les marchés financiers internationaux après les fortes perturbations enregistrées en 2008. Malgré les fortes turbulences observées sur l’ensemble des places financières internationales et les répercussions indirectes de la crise sur les économies de l’Union, le marché financier de l’UMOA a bien résisté. C’est dans ce contexte international que le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) a poursuivi ses activités de régulation et de contrôle du marché financier de l’UMOA, conformément à ses missions. En effet, sur le marché primaire, contrastant avec l’année 2008, le Conseil Régional a autorisé et enregistré 27 opérations financières contre 12 en 2008. Les émissions de titres au cours de l’année s’établissent à 224,5 milliards de FCFA, soit 53 % de hausse par rapport à l’année précédente traduisant ainsi le climat de confiance des investisseurs dans notre marché. Les levées de ressources s’établissent à 87,9 milliards de FCFA pour les titres de capital et 136,6 milliards de FCFA pour les emprunts obligataires, en hausse respectivement de 72 % et de 42 % par rapport à 2008. Sur le marché secondaire, les principales opérations du compartiment actions ont porté sur l’admission à la cote de l’ONATEL, la fusion des sociétés PALM CI et PH CI et le retrait de la société SAGECO. Sur le compartiment obligataire, 5 titres ont été radiés contre 9 nouvelles admissions portant le nombre de lignes obligataires à 33 titres au 31 décembre 2009 contre 29 en 2008. La capitalisation boursière du marché s’est établie à 3 331 milliards de FCFA contre 3 851,37 LE MOT DU PRESIDENT milliards de FCFA au 31 décembre 2008, soit une baisse de 13,5 % en liaison avec le repli de certains titres sous l’influence des anticipations sur la baisse du chiffre d’affaire des sociétés opérant dans les secteurs tournés vers l’exportation en raison de la chute des cours mondiaux. Dans le sillage du recul de la capitalisation boursière, les deux indices boursiers de référence du marché affichent, en fin 2009, un repli de 25 % en moyenne par rapport à 2008. En effet, le "BRVM 10" est passé de 192,0 points au 31 décembre 2008 à 143,60 points au 31 décembre 2009. Quant au "BRVM Composite", il s’est affiché au 31 décembre 2009 à 132,0 points contre 178,1 points à fin 2008. 2009 a également été l’année du renforcement du cadre réglementaire du marché financier avec l’aboutissement de la réforme des garanties, l’introduction de la notation sur le marché ainsi que la mise en place d’un système d’approbation des garants et des agences de notation. Les projets de Règlements relatifs au marché hypothécaire et de la titrisation ainsi que le projet de Directive relative à l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières au sein de l’Union ont également été finalisés au cours de l’année sous revue et sont en instance d’adoption par le Conseil des Ministres de l’UMOA. Le Conseil Régional a par ailleurs poursuivi les actions d’approfondissement du marché dans le cadre du Projet de Développement du Marché Financier Régional (PDMFR) avec pour objectif de garantir la transparence et l’intégrité du marché en lui assurant un développement harmonieux. C’est ainsi, que dans le cadre de sa politique d’amélioration de la qualité de l’information diffusée sur le marché, le CREPMF a réuni, les 9 et 10 novembre 2009 à Abidjan les Responsables de l’information financière et les Commissaires aux Comptes des sociétés cotées et des structures agréées du marché. En collaboration avec l’APSGI et la BRVM, le CREPMF a également organisé à Dakar (Sénégal), en décembre 2009, les « Journées du Marché Financier de l’UMOA » sur le thème : « L’innovation sur les marchés financiers : des produits classiques aux produits dérivés » en vue d’accroître la sensibilisation des opérateurs économiques de l’Union à la matière boursière. Le Conseil Régional a, en outre, renforcé sa coopération internationale. Il a ainsi rempli avec succès les conditions posées par l’OICV, et est devenu signataire de l’Accord Multilatéral de Coopération et d’Echange d’Informations entre les régulateurs au niveau mondial, le 9 juin 2009. Le Conseil Régional a également organisé la 8ème Réunion Annuelle de l’Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI), du 18 au 20 mai 2009, à Cotonou. Le Conseil Régional continuera donc d’œuvrer, au cours des années à venir, à préserver le bon fonctionnement du marché en vue d’accroître de façon significative sa contribution au financement des économies de l’Union, et à maintenir des pratiques de régulation conformes aux standards internationaux. Il s’agira de finaliser les actions engagées en vue d’augmenter l’efficience du marché, d’améliorer de façon significative la culture boursière au sein de l’Union, de renforcer la transparence et la gouvernance des sociétés cotées, et enfin d’accroître le professionnalisme des acteurs du marché. Je voudrais, par mon propos, en adresser mes vifs remerciements à tous nos partenaires techniques et financiers pour leur contribution positive au développement du marché, encourager mes collègues du Conseil Régional à poursuivre leurs efforts pour la réalisation des missions du CREPMF et féliciter l’ensemble du personnel du Conseil Régional, qui au quotidien, démontre son dévouement et son attachement à notre Organe. Léné SEBGO Président du Conseil Régional 1 CONTEXTE ECONOMIQUE ET FINANCIER 1.1 Evolution de l’environnement économique mondial et sous-régional Le début de récession observé au premier semestre 2009 s’est fortement atténué sous l’effet des retombées des mesures monétaire et budgétaire massives, mises en œuvre à l’échelle internationale en 2008 pour juguler la crise. En définitive, l’année 2009 s’est achevée avec une croissance mondiale redevenue positive et une certaine reprise des échanges internationaux. Aux Etats-Unis, les chiffres de croissance du quatrième trimestre se sont améliorés. Ainsi, d’un trimestre à l’autre, le PIB a augmenté de 1,4 %, tandis qu’en rythme annuel, la hausse est ressortie à 5,7 %, niveau jamais atteint depuis six ans. Cette forte expansion au dernier trimestre a permis de ramener le recul du PIB à 2,4 % sur l’ensemble de 2009, ce qui reste une contre-performance qui n’avait pas été enregistrée depuis 1946. La plupart des grandes économies européennes ont été affectées par la crise apparue en 2008. En dépit de la reprise apparue en fin d’année, elles sont quasiment toutes entrées en récession en 2009. En effet, la France s’est distinguée au sein de la zone euro en dégageant au quatrième trimestre 2009, avec une croissance de 0,6 %, en raison de la consommation qui a tiré l’activité en fin d’année vers le haut. En revanche, la contraction de l’investissement conjuguée au recul du commerce extérieur ont impacté négativement à la croissance du PIB qui a chuté de 2,2 %, soit la pire contraction depuis l’après-guerre. Mais ce rythme reste très nettement inférieur à la moyenne de la zone euro (-4 %). La Grande Bretagne a, quant à elle, connu deux trimestres de récession avant d’amorcer une certaine croissance. Cependant, celle-ci a été en dessous du rythme attendu, ne dépassant pas 0,1 % contre 0,4 % prévu. L’année a enregistré une baisse de 4,8 % du PIB. Tout comme la France, cette récession est la pire qu’a connu la Grande-Bretagne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’Allemagne a enregistré en début d’année une contraction de 5 % de son PIB, en raison du recul de la consommation privée et des investissements. Malgré une croissance nulle au dernier trimestre, le pays reste néanmoins résolument sur la voie de la reprise, résultat du dynamisme attendu des exportations et d’une stabilisation du marché du travail. Au total, la Zone Euro qui est entrée en récession à la fin de l’année 2008, a continué de subir les conséquences de la crise financière internationale. Son PIB a chuté de 4 % en 2009. La zone était sortie de la récession au troisième trimestre, avec une croissance de 0,4 %, mais au quatrième trimestre celle-ci a reculé et s’est établie à 0,1 %. Au Japon, le PIB s’est contracté de 5,0 % en termes réels en 2009, la plus forte baisse depuis 1955, à cause d’un premier trimestre au cours duquel le pays a encaissé pleinement le choc de la crise. La croissance au quatrième trimestre a toutefois été légèrement plus robuste que prévu (+1,1 % par rapport au trimestre précédent, ou +4,6 % en rythme annualisé) grâce à des plans de relance massifs qui ont favorisé le rétablissement des exportations, de l’investissement et de la consommation. Grâce à des investissements massifs stimulés par le desserrement du crédit et des niveaux soutenus de la consommation, la Chine a surpris par la vigueur de son économie. Elle enregistrerait en 2009 une croissance de l’ordre de 8,5 %, bien audelà des prévisions alarmistes évoquées en début d’année. En Afrique Subsaharienne, la croissance économique a été fortement marquée par l’effondrement des échanges mondiaux. En effet, la croissance est tombée à 1,1 % en 2009 contre plus de 5 % en moyenne sur les cinq années précédentes. La baisse des prix des denrées alimentaires et du pétrole depuis le milieu de 2008 a contribué à réduire sensiblement l’inflation globale, qui est tombée à des niveaux faibles à l’exception de l’Afrique de l’Est où les sécheresses chroniques l’ont maintenue à des niveaux élevés. En Zone UEMOA, le repli de la demande mondiale a entrainé un fléchissement des prix de la plupart des produits d’exportation de l’Union. Fort heureusement, la baisse des prix des produits de base au niveau mondial a favorisé le recul de l’inflation qui est estimé en moyenne annuelle à 1,1 % en 2009 contre 7,4 % en 2008. En définitive, le taux de croissance économique réel de la zone devrait se situer à 3,0 % cette année contre 3,8 % en 2008. Toutefois, un risque de fragilisation supplémentaire des économies de la sous-région pourrait provenir des perturbations climatiques enregistrées dans certains Etats et susceptibles d’affecter les résultats des prochaines campagnes agricoles. 1.2 Evolution des marchés financiers internationaux Dans la recherche de solutions pour revigorer l’économie mondiale, plusieurs réunions du G20 et de l’OICV ont eu lieu en 2009, et ont abouti aux principales conclusions ci-après : - la création d’un Conseil de Stabilité Financière, au niveau international, avec l’élargissement de l’institution aux membres du G20 ; - le renforcement du rôle du FMI sur les questions liées à la stabilité des marchés financiers ; - le renforcement de la coopération entre les régulateurs des marchés financiers. Les bourses mondiales ont connu un rebond spectaculaire en 2009 en liaison avec les premiers résultats des plans de relance mis en place par les gouvernements et les performances encourageantes de certaines entreprises. Aux Etats-Unis, le Dow Jones, a enregistré une hausse de 19,5 %. Sur la même période, le Nasdaq a progressé de 44,8 %. En Chine, le rebond des Bourses a été encore plus spectaculaire. Shanghai et Hong Kong ont respectivement gagné 80,0 % et 52,0 % en un an. A Tokyo au Japon, l’indice vedette Nikkei s’est apprécié de 19,0 % en 2009. En Europe, les places financières ne sont pas restées en marge du regain de vitalité enregistré sur les marchés mondiaux. C’est ainsi que la Bourse de Francfort a gagné 23,0 %, celle de Paris 22,3 % et celle de Londres 22,1 %. Au total, la paralysie qui a caractérisé les marchés financiers à l’automne 2008 s’est nettement atténuée courant 2009. Même si les risques demeurent élevés et que les investisseurs continuent d’être craintifs, la volatilité des marchés commence à s’essouffler. 1.3 Evolution des marchés financiers africains En Afrique, les indices boursiers ont continué leurs replis amorcés en 2008. En effet, les économies émergentes, notamment celles de l’Afrique, ont été touchées par la perturbation des flux de commerce et de crédit. L’impact de la crise mondiale s’est fait le plus sentir dans des pays comme l’Afrique du Sud et le Nigéria. Parmi les marchés boursiers africains, la bourse de Tunis, comme l’année précédente, termine l’année 2009 au-dessus de sa valeur de clôture de 2008, gagnant ainsi 48,22 %. La place financière d’Accra (GSE) a enregistré une chute de 47,80 %, suivie par la Bourse du Nigéria (NSE) avec un repli de 34,63 %. Celle de Casablanca (MADEX) affiche un repli relativement faible (-5,85 %) et l’indice « BRVM Composite » de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UMOA, une baisse de l’ordre de 25 %. 2 ACTIVITES 2.1 Activités du Conseil Régional Quelques membres du Conseil Régional lors de la cérémonie de prestation de serment, devant le Conseil des Ministres de l’UMOA, le 17 décembre 2009 à Cotonou 2.1.1 Réunions des organes délibérants Au cours de l’année 2009, les organes délibérants du Conseil Régional ont tenu huit réunions. Ces réunions se répartissent comme suit :  quatre sessions ordinaires du Conseil Régional,  quatre sessions du Comité Exécutif. Tableau 1 : Réunions des organes délibérants Date Type de reunion Lieu 07 avril 2009 25ème session du Comité Exécutif Cotonou, Bénin 16 mai 2009 40ème Session Ordinaire du Conseil Régional Cotonou, Bénin 27 juin 2009 26ème session du Comité Exécutif Dakar, Sénégal 26 octobre 2009 41ème Session Ordinaire du Conseil Régional Cotonou, Bénin 27 octobre 2009 27ème session du Comité Exécutif Cotonou, Bénin 16 novembre 2009 28ème session du Comité Exécutif Abidjan, Côte d’Ivoire 17 novembre 2009 42ème Session Ordinaire du Conseil Régional Abidjan, Côte d’Ivoire 18 décembre 2009 43ème Session Ordinaire du Conseil Régional Cotonou, Bénin 2.1.2 Activités de régulation Monsieur Edoh K. AMENOUNVE, Secrétaire Général du Conseil Régional 2.1.2.1 Revue des textes du marché financier régional Après plusieurs années de fonctionnement, le Conseil Régional a entamé depuis 2004, avec l’appui de cabinets d’avocats internationaux, la revue générale des textes régissant le marché financier de l’UMOA. Cette revue qui tient compte de l’évolution de l’environnement du marché, est également motivée par le souci de rapprochement d’avec les standards internationaux notamment des principes de l’OICV. Elle a connu au cours de l’année sous revue des avancées significatives ayant abouti à l’adoption des projets de nouveaux textes par le Conseil Régional en mai 2009. 2.1.2.2 Approbation des Commissaires aux Comptes Suivant les dispositions de l’article 21 alinéa 6 de l’Annexe à la Convention portant composition, organisation, fonctionnement et attributions du Conseil Régional et celles de l’Instruction n°31/2005, le Conseil Régional doit approuver les Commissaires aux Comptes désignés par les sociétés cotées et les intervenants agréés après examen de leurs dossiers. Le Conseil Régional a approuvé lors de ses 41ème et 43ème sessions ordinaires sept (7) nouveaux Commissaires aux Comptes, portant leur nombre à 31. 2.1.2.3 Homologation des tarifs Au cours de l’exercice 2009, aucune homologation des tarifs n’a été réalisée. En effet, l’année a été consacrée à la finalisation des réflexions entamées au cours de l’exercice précédent en vue de la standardisation des grilles tarifaires des intervenants commerciaux du marché financier régional. Ces réflexions aboutiront à la publication par le Conseil Régional, en début d’année 2010, d’une grille harmonisée de tarifs pour chaque catégorie d’acteurs. Assouplissement des coûts d’accès au marché financier Les conclusions de l’étude visant l’assouplissement des garanties actuellement exigées sur le marché financier de l’UMOA pour la levée de ressources et la détermination des conditions d’introduction d’un système de notation au sein de l’Union ont été adoptées par le Conseil Régional au cours de l’année sous revue. Les textes y relatifs ont été mis en vigueur en novembre 2009. 2.1.2.5 Délivrance des cartes professionnelles En application des dispositions réglementaires en vigueur, le Conseil Régional a délivré en 2009,107 cartes professionnelles aux acteurs agréés du marché contre 81 au cours de l’exercice 2008. Les cartes professionnelles délivrées en 2009 se répartissent, par catégorie d’acteurs, comme ci-après : Tableau 2 : Cartes professionnelles délivrées par le Conseil Régional en 2009 Structures Cartes requises Cartes délivrées Cartes non délivrées Sociétés de Gestion et d’Intermédiation Société de Gestion de Patrimoine Banques Teneur de Compte/Conservateur Sociétés de Gestion d’OPCVM Apporteurs d’Affaires Total Les cartes non délivrées sont justifiées par l’absence des pièces réglementaires ou le non règlement desdites cartes. 2.1.2.6 Agrément des intervenants Le CREPMF a procédé, au cours de l’année 2009, à l’agrément de quatre (4) nouveaux intervenants commerciaux. Il s’agit d’une Société de Gestion d’Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (SGO), d’une Société de Gestion de Patrimoine (SGP) et de deux (2) Fonds Communs de Placement (FCP). Le Conseil a par ailleurs retiré l’agrément à deux (2) intervenants, à savoir une (1) SGO et le Fonds Commun de Placement dont elle assurait la gestion. Au total, au 31 décembre 2009, le nombre d’intervenants agréés du marché financier de l’UEMOA s’élève à 58 contre 56 à la fin de l’année 2008 (voir Annexe 6). A- Agréments accordés Les intervenants agréés au cours de l’année 2009 se présentent comme ci-après : La SGO BOA ASSET MANAGEMENT (BOA-AM) Créée le 28 octobre 2008 à l’initiative conjointe de Monsieur Paul DERREUMAUX et de la société BOA GROUP S.A., la BOA ASSET MANAGEMENT est une Société Anonyme avec Conseil d’Administration. Avec un capital social fixé à 25 millions de FCFA, la BOA ASSET MANAGEMENT a, aux termes de ses statuts, pour objet exclusif de gérer des Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières (OPCVM) regroupés en Fonds Communs de Placement et toutes autres opérations nécessaires à la réalisation de l’objet social et approuvées par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF). Elle a son siège social à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle a été agréée en qualité de SGO, le 18 décembre 2009, sous le numéro SG/09-001. Ainsi, au 31 décembre 2009, huit (8) sociétés de gestion d’OPCVM opèrent sur le marché financier régional de l’UMOA (voir Annexe 6). Le FCP CAPITAL CROISSANCE Tableau 3 : Principales caractéristiques du FCP CAPITAL CROISSANCE Dénomination CAPITAL CROISSANCE Type Fonds Commun de Placement de capitalisation et/ou de distribution Promoteurs - Banque Nationale d’Investissement (BNI) - BNI GESTION Objet CAPITAL CROISSANCE a pour objet la constitution et la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières Valeur liquidative d’origine 10 000 FCFA Forme des parts Titres dématérialisés inscrits en compte auprès de la BNI FINANCES Dépositaire BNI FINANCES Société de Gestion BNI GESTION Commissaire aux Comptes Cabinet ERNST & YOUNG Côte d’Ivoire Orientation de gestion CAPITAL CROISSANCE est un fonds de capitalisation et/ou de distribution de type diversifié constitué de : - 55 % maximum d’actions cotées à la BRVM, - au moins 30 % en obligations émises sur le marché financier régional, - et le solde en titres de créances négociables ou tout autre titre, dans le respect de la réglementation en vigueur. Dans tous les cas et conformément à l’Instruction n°23/99 du CREPMF, au moins 85 % des actifs sera investi dans des titres ayant fait l’objet d’une émission publique ou admises à la cote de la BRVM. La proportion du fonds à investir dans des valeurs émises par un même émetteur ne dépassera pas 10 %, sauf s’il s’agit des valeurs émises ou garanties par des Etats de l’UEMOA. Dans ce cas, le plafond sera porté à 15 %. Souscripteurs visés Personnes morales et physiques Le FCP CAPITAL CROISSANCE a été agréé, le 07 avril 2009, sous le numéro FCP/09-001. Le FCP SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE Tableau 4 : Principales caractéristiques du FCP SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE Dénomination SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE Type Fonds Commun de Placement de capitalisation Promoteurs - SODEFOR - BNI GESTION Objet Constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières dans le cadre de la préparation de la retraite des salariés de la SODEFOR Valeur liquidative d’origine 2 500 FCFA Forme des parts Titres dématérialisés inscrits auprès de la BNI FINANCES Dépositaire BNI FINANCES Société de Gestion BNI GESTION Commissaire aux Comptes Cabinet ERNST & YOUNG Côte d’Ivoire Orientation de gestion SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE est un fonds de capitalisation de type diversifié constitué de : - 50 % maximum d’actions cotées à la BRVM ; - au moins 40 % en obligations émises sur le marché financier régional ; - et le solde en titres de créances négociables ou tout autre titre, dans le respect de la réglementation en vigueur. Dans tous les cas et conformément à l’Instruction n°23/99 du CREPMF, au moins 85 % des actifs seront investis dans des titres ayant fait l’objet d’une émission publique ou admis à la cote de la BRVM. La proportion du fonds à investir dans des valeurs émises par un même émetteur ne dépassera pas 10 %, sauf s’il s’agit des valeurs émises ou garanties par des Etats de l’UEMOA. Dans ce cas, le plafond sera porté à 15 %. Souscripteurs visés Salariés de la SODEFOR Le FCP SODEFOR COMPLEMENTAIRE RETRAITE a été agréé, le 18 décembre 2009, sous le numéro FCP/09-002. Au total, au 31 décembre 2009, huit (8) sociétés de gestion d’OPCVM gèrent seize (16) Fonds Communs de Placement et une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV) sur le marché financier de l’UMOA (Annexe 6). La SGP CITY FINANCES Constituée le 9 Janvier 2009 sous forme de Société Anonyme avec Conseil d’Administration, CITY FINANCES est dotée d’un capital social de 50 millions de FCFA entièrement libéré et réparti entre Monsieur TANOE AKA Cyrille Emmanuel (45 %), Monsieur SOUMAHORO Mory (45 %) et Madame Fabienne ANGOUA (10 %). Conformément à l’article 2 des statuts de CITY FINANCES, la société a pour objet la gestion de titres ou de portefeuilles-titres pour le compte d’autrui et plus généralement, toutes opérations mobilières et financières se rattachant directement ou indirectement à l’objet social. L’agrément de CITY FINANCES, en qualité de Société de Gestion de Patrimoine (SGP) est enregistré sous le numéro SGP/09-001. Au total, au 31 décembre 2009, deux (2) Sociétés de Gestion de Patrimoine opèrent sur le marché financier régional de l’UMOA (voir Annexe 6). B- Agréments retirés L’année 2009 a été marquée par deux retraits d’agrément. Il s’agit de ceux accordés à la Société Financière Ouest Africaine (SFOA) - Gestion en sa qualité de SGO et au Fonds Commun de Placement Capital Financial Growth (FCP CFG), géré par la SFOA-Gestion. La décision du CREPMF a été motivée d’une part, par le fait que depuis leurs agréments, la SFOA-Gestion et le FCP Capital Financial Growth n’ont transmis au Conseil Régional aucune information relative à leurs activités comme l’exige la réglementation en vigueur et d’autre part, par le projet de liquidation de ses activités annoncée par la SGO. Dans ce cadre, un contrôle inopiné a été réalisé le 10 juin 2009 auprès de la SFOA-Gestion. Les documents et informations reçus ont permis de confirmer : - la démission du Directeur Général de la société depuis le 31 mai 2009 ; - la cessation des activités ; - le licenciement de tout le personnel de la SFOA-Gestion ; - le projet de liquidation pure et simple de la société ; - le rachat par le FCP Capital Financial Growth de toutes les parts souscrites et le désintéressement des épargnants. La vérification de ces documents et leur rapprochement avec ceux fournis par le dépositaire, la SGI-MALI, ont permis de conclure que la liquidation des activités des deux structures a été faite conformément aux dispositions en vigueur sans préjudice pour les épargnants. 2.2 Contrôle des acteurs du marché 2.2.1 Contrôle des structures centrales (BRVM et DC/BR)  Respect de l’obligation d’information La BRVM et le DC/BR ont transmis au Conseil Régional leurs états financiers annuels définitifs de l’exercice clos le 31 décembre 2009.  Contrôle sur place Au cours de l’année 2009, le Conseil Régional a réalisé une mission de contrôle auprès de la BRVM et du DC/BR. Ce contrôle, qui est le cinquième effectué par le Conseil Régional auprès de ces structures depuis leur agrément, a permis de constater que les conditions d’agrément sont globalement respectées. Les insuffisances relevées concernent l’organisation administrative, le gouvernement d’entreprise, le système de contrôle et le système d’information. Ces insuffisances, pour lesquelles des mesures correctives doivent être prises à brève échéance, ne sont pas de nature à mettre en péril l’épargne investie à la BRVM.  Analyse de l’activité et de la structure financière BRVM L’exercice 2009 s’est soldé pour la BRVM par un bénéfice net de 1 600 millions de FCFA, en baisse de 22 % par rapport au résultat de 2008 qui était de 2 050 millions de FCFA. Les produits d’exploitation ont en effet enregistré une baisse de 18 %, passant de 3 829 millions de FCFA au 31 décembre 2008 à 3 139 millions de FCFA à fin 2009. Cette baisse est principalement imputable à l’évolution défavorable des commissions de courtage qui sont passées de 1 033 millions de FCFA au 31 décembre 2008 à 520 millions de FCFA à fin 2009, soit une régression d’environ 50 %. De même, les charges d’exploitation ont connu une baisse de 19 %, à 1 489 millions de FCFA au 31 décembre 2009 contre 1 831 millions de FCFA à fin 2008. S’agissant de la structure financière, elle se caractérise par le renforcement des fonds propres en progression de 28 % à 6 241 millions de FCFA contre 4 888 millions de FCFA en 2008. Cette consolidation des fonds propres de la société s’explique essentiellement par la croissance régulière du résultat au cours des précédents exercices. Tableau 5 : Chiffres-clés de la situation financière de la BRVM (en millions de FCFA) Rubriques Total bilan 2 295 2 534 3 420 4 722 6 774 7 686 Fonds propres 1 030 1 380 2 185 3 297 4 888 6 241 Produits 1 367 1 547 2 179 2 926 3 972 3 162 Charges 1 048 1 191 1 370 1 507 1 922 1 562 Résultat net 1 419 2 050 DC/BR Le résultat net du DC/BR s’établit à 1 600 millions de FCFA au 31 décembre 2009 contre 2 050 millions de FCFA, à la fin de l’année 2008, soit une baisse de 44 %. Cette baisse du résultat est imputable d’une part, à la baisse de 23 % des produits sur opérations sur titres et d’autre part, à la progression entre ces deux dates, des charges externes et charges d’exploitation de 19 %. Quant au niveau des fonds propres, il a progressé de 14 % à 2 509 millions de FCFA au 31 décembre 2009, contre 2 200 millions de FCFA en 2008. Tableau 6 : Chiffres-clés de la situation financière du DC / BR (en millions de FCFA) Rubriques Total bilan 2 327 2 588 4 804 5 290 7 156 4 657 Fonds propres 1 146 1 197 1 367 1 573 2 200 2 509 Produits Charges Résultat net 2.2.2 Contrôle des intervenants commerciaux Le contrôle des intervenants commerciaux du marché est prévu par les articles 23 à 26 de l’Annexe à la Convention portant création du Conseil Régional et les diverses Instructions prises à cet effet. Au cours de l’année 2009, le Conseil Régional a procédé à deux (2) types de contrôle auprès des intervenants commerciaux. Il s’agit :  des contrôles sur pièces, réalisés sur la base des différents états et informations transmis par ces intervenants au Conseil Régional. Ils permettent de suivre de façon permanente l’activité des structures concernées, notamment les moyens humains, matériels, financiers et organisationnels dont elles disposent pour l’exercice de leurs activités,  des contrôles sur place qui font l’objet d’un planning annuel. Ils nécessitent le déplacement des inspecteurs dans les locaux de la structure contrôlée. En 2009, le Conseil Régional a réalisé des missions de contrôle sur place auprès de 26 acteurs, contre 17 en 2008. Ces missions ont principalement concerné onze (11) Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), trois (3) Sociétés de Gestion d’OPCVM (SGO), six (6) Fonds Communs de Placement (FCP), un (1) Apporteur d’Affaires (AA), trois (3) Banques Teneurs de Comptes / Conservateurs (BTCC) et les deux structures centrales (BRVM et DC/BR). Contrôle des SGI Contrôles sur pièces  Délai de transmission des états et informations Les vingt et une (21) SGI en activité ont transmis au Conseil Régional leurs états financiers provisoires arrêtés au 31 décembre 2009. Cinq (5) SGI ont transmis lesdits états dans le délai réglementaire, soit un taux de 24 % contre 25 % l’exercice précédent. L’exploitation de ces informations fait apparaître que certaines SGI ne respectent toujours pas les formats de présentation des états financiers de synthèse requis par les Règles Comptables Spécifiques.  Règle des fonds propres minimaux Sur la base des états financiers provisoires arrêtés au 31 décembre 2009, une SGI sur les 21 ayant transmis leurs situations financières ne dispose pas de fonds propres supérieurs au seuil minimum requis qui est de 150 millions de FCFA.  Analyse de l’activité et de la situation financière Cette analyse porte sur les données du bilan, les fonds propres ainsi que les indicateurs de gestion des 21 SGI. o Données du bilan Le total bilan des SGI s’établit à 86 369 millions de FCFA au 31 décembre 2009 contre 101 075 millions de FCFA au 31 décembre 2008, soit une baisse de 15 %. Cette baisse est essentiellement induite par la régression des actifs de huit (8) SGI dont le total bilan a diminué de 14 % à 69 % en liaison avec la baisse de leurs activités au cours de l’exercice sous revue. o Fonds propres Sur les trois dernières années, les fonds propres des 21 SGI en activité ont progressé de 14 074 millions de FCFA à la fin de l’année 2007 à 17 146 millions de FCFA au 31 décembre 2009, ce qui représente un renforcement de 3 072 millions de FCFA, soit 21,83 %. Au titre de l’exercice 2009, treize SGI ont connu un renforcement de leurs fonds propres de l’ordre de 2 % à 118 %. Cependant la rentabilité des fonds propres1 des 21 SGI est en baisse sur les trois années. En effet, elle ressort à 25,74 % à la fin de l’exercice 2009 contre 32,02 % au 31 décembre 2008 et 36,21 % au 31 décembre 2007. 1 Résultat net/Fonds propres o Indicateurs de gestion Globalement, les indicateurs de gestion des 21 SGI sont en régression par rapport à ceux de l’exercice précédent. En effet, le résultat d’exploitation passe de 7 040 millions de FCFA au 31 décembre 2008 à 6 004 millions de FCFA à la fin de l’exercice 2009, soit une variation à la baisse de 15 %. Cependant, cinq SGI ont franchi la barre de 500 millions de FCFA de résultat d’exploitation. Leur performance cumulée représente 72,48 % du résultat d’exploitation consolidé et plus de 69,83 % du résultat net consolidé au 31 décembre 2009. Sur la période sous revue, deux (02) SGI ont réalisé un résultat net déficitaire contre trois l’exercice précédent. Contrôles sur place Au cours de l’année 2009, le Conseil Régional a réalisé auprès des SGI, onze missions d’inspection programmées et deux contrôles inopinés, contre huit missions l’année précédente. Il ressort globalement des conclusions des missions d’inspection que plusieurs améliorations sont encore nécessaires en matière de gestion administrative et de gouvernement d’entreprise, de contrôle interne, de système d’information et d’organisation comptable des SGI. En ce qui concerne la réglementation, des mesures doivent être prises en vue du strict respect des dispositions en vigueur, notamment en matière de transmission d’informations au Conseil Régional, de détention de cartes professionnelles ainsi que de connaissance, de suivi et de gestion de la clientèle. Contrôle des SGP Contrôles sur pièces En 2009, l’activité de gestion de patrimoine sur le marché financier de l’UMOA n’a concerné qu’une seule société, la seconde n’ayant été agréée qu’en décembre 2009. La SGP n’a pas transmis ses états financiers pour l’exercice clos le 31 décembre 2009. Rappelons que cette SGP avait un chiffre d’affaires nul sur les deux exercices 2007 et 2008. Elle ne respectait pas non plus la règle prudentielle relative aux fonds propres dont le seuil minimum est fixé à 40 millions de FCFA. En effet, au 31 décembre 2008, ses fonds propres étaient de 5,8 millions de FCFA, inférieurs de moitié au capital social. Cette situation constitue également un manquement aux dispositions de l’Acte Uniforme de l’OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE. Contrôles sur place Le Conseil Régional n’a pas effectué en 2009 de mission de contrôle sur place auprès de la seule SGP en activité. Contrôle des BTCC Contrôles sur pièces A la fin de l’exercice 2009, quatre banques ont été agréées, en qualité de BTCC sur le marché financier régional de l’UMOA. Ces BTCC ont accusé des retards allant de 21 à 25 jours dans la transmission de la situation de leur portefeuille dédié à l’activité de conservation au 31 décembre 2009. Une banque déclare n’avoir pas conservé de titres ni d’espèces pour le compte de sa clientèle au cours de la période sous revue. A la clôture de l’exercice, ces BTCC détenaient pour le compte de leurs clients un portefeuille d’une valeur de 176,95 milliards de FCFA contre 164,32 milliards de FCFA au 31 décembre 2008, soit un accroissement de 7,68 %. Contrôles sur place Le Conseil Régional a effectué trois (3) missions de contrôle sur place auprès des BTCC au cours de l’exercice 2009. Il ressort de ces missions que plusieurs améliorations sont encore nécessaires en matière de gestion administrative et de gouvernement d’entreprise, de contrôle interne, de système d’information et d’organisation comptable. En ce qui concerne la réglementation, les infractions commises par les BTCC sont globalement identiques à celles des SGI. Contrôle des OPCVM et de leurs Sociétés de Gestion Contrôles sur pièces  Respect de la répartition et de l’emploi des actifs De façon générale, les OPCVM ne respectent pas les règles de répartition et d’emploi de leurs actifs. En effet, l’exploitation des états trimestriels de l’année 2009 montre qu’aucun des OPCVM n’a respecté la règle de répartition suivant laquelle le portefeuille d’actifs doit être constitué à hauteur d’au moins 85 % de valeurs mobilières ayant fait l’objet d’une émission publique ou admises à la cote de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.  Analyse de l’activité et des résultats des OPCVM Les actifs gérés par les OPCVM ont enregistré une régression de 20,8 %, passant de 39,23 milliards de FCFA au 31 décembre 2008 à 31,07 milliards de FCFA au 31 décembre 2009 en liaison avec la baisse des cours de titres sur le marché. Par ailleurs, il ressort des contrôles sur pièces réalisés que les OPCVM et leurs Sociétés de Gestion ne respectent pas les formats de présentation des informations trimestrielles et annuelles prévus dans les Règles Comptables Spécifiques ainsi que leurs obligations de publication des actifs nets détenus. Hormis trois OPCVM, les autres ne procèdent pas à la publication de leurs valeurs liquidatives. Contrôles sur place Au 31 décembre 2009, des missions de contrôle ont été menées auprès de six (6) FCP gérés par deux sociétés de gestion. Ces missions ont révélé des manquements relatifs à l’organisation administrative, aux activités exercées, aux règles de répartition des actifs et à la publication trimestrielle et annuelle d’informations. Contrôle des Apporteurs d’Affaires en bourse (AA) Un (1) des quatre (4) Apporteurs d’Affaires en activité a fait l’objet de contrôles sur place au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2009. Cette mission a mis en évidence des manquements relatifs à l’exercice d’activités hors du cadre défini par la réglementation en vigueur ainsi que la collecte de fonds auprès des clients, ce qui est interdit. 2.2.3 Surveillance du marché La surveillance des transactions boursières a été améliorée au cours de l’année 2009. Le contrôle en temps réel des transactions boursières a été assuré tout au long de l’année. La surveillance du marché a consisté en l’observation du déroulement des transactions, en l’examen des ordres de bourses exécutés sur les principales valeurs échangées ainsi qu’en l’analyse du comportement des titres ayant enregistré de fortes évolutions de leurs cours. La surveillance différée a été particulièrement renforcée avec la compilation des ordres et des transactions boursières. Cette compilation des données a permis d’analyser certaines transactions importantes de par leur volume et de mettre sous surveillance certaines valeurs. Au cours de l’année 2009, les divers contrôles du Conseil Régional n’ont pas révélé d’anomalies susceptibles d’entraver le bon fonctionnement du marché ou de mettre en danger l’épargne publique. 2.2.4 Contrôle des avoirs-titres et espèces des clients Les vingt cinq (25) structures agréées soumises à l’obligation de communiquer au Conseil Régional leurs situations trimestrielles des avoirs-titres et espèces, les ont régulièrement transmises au Conseil Régional au cours de l’année 2009. Toutefois, des retards de transmission ont été constatés. Le montant global des avoirs-titres et espèces détenus par les structures agréées au 31 décembre 2009 s’élève à 1 742,28 milliards de FCFA, soit une baisse de 2,89 % par rapport à la situation au 31 décembre 2008 où il s’établissait à 1 794,19 milliards de FCFA.  Clients résidents de la zone UMOA Au 31 décembre 2009, les avoirs-titres et espèces détenus par les conservateurs pour le compte des clients UMOA s’élèvent à 1 508,4 milliards de FCFA. Ils sont en baisse de 0,98 % par rapport à leur montant à fin 2008 où ils s’élevaient à 1 523,32 milliards de FCFA. Les institutionnels résidents détiennent 900 milliards de FCFA de ces avoirs, soit 59,66 % du portefeuille total des avoirs-titres et espèces des résidents UEMOA. Les clients individuels et les autres clients (acteurs agréés autres que les OPCVM) représentent, respectivement, 31,38 % et 6,90 % du portefeuille total des avoirstitres et espèces des résidents UEMOA. Les OPCVM sont les moins actifs avec un montant total des avoirs se chiffrant à 31,07 milliards de FCFA, soit 2,06 %. Le montant des avoirs des OPCVM a régressé de 20,80 % par rapport au 31 décembre 2008 où il se situait à 39,23 milliards de FCFA. Graphique 1: Répartition des avoirs-titres et espèces des clients résidents de la zone UEMOA au 31 décembre 2009 par type d’investisseur  Clients hors UEMOA Au 31 décembre 2009, le total des avoirs-titres et espèces des clients hors UMOA s’élève à 233,88 milliards de FCFA contre 270,87 milliards de FCFA au 31 décembre 2008, soit une diminution de 13,65 %. Les avoirs-titres et espèces des clients non résidents de l’UMOA représentent 7,02 % de la capitalisation boursière (3 331 milliards de FCFA) au 31 décembre 2009 contre 7,03 % de la capitalisation boursière (3 851,36 milliards de FCFA) à fin 2008. La baisse de la valeur du portefeuille des investisseurs non résidents pourrait découler des conséquences indirectes de la crise financière internationale. 2.2.5 Traitement des plaintes et réalisation des enquêtes  Plainte Le CREPMF a poursuivi ses activités de traitement des plaintes des acteurs du marché financier régional. A la fin de l’exercice 2009, une seule plainte était en cours d’instruction.  Enquêtes Le Conseil Régional n’a réalisé aucune enquête au cours de l’exercice 2009. 2.2.6 Sanctions Le Conseil Régional n’a prononcé aucune sanction contre des intervenants agréés au cours de l’année 2009. 2.3 Contrôle et suivi des émetteurs Le suivi des émetteurs du marché financier est réglementé par les Instructions n° 28/2001 et 29/2001 et porte sur les principaux aspects ci-après :  Le respect des délais de publication des informations périodiques L’information semestrielle Au 31 décembre 2009, vingt trois (23) sociétés ont publié leurs informations financières du premier semestre 2009 sur les trente huit (38) inscrites au compartiment actions de la BRVM. Quinze (15) sociétés n’ont pas fourni les informations requises sur leur situation financière intermédiaire. L’information annuelle Au 31 décembre 2009, sur les trente huit (38) sociétés cotées du compartiment actions, cinq (5) seulement ont transmis au Conseil Régional la totalité des documents annuels de l’exercice 2008 dont deux (2) avec retard. Ce taux de transmission s’établit à 19 % contre 65 % par rapport à l’exercice précédent. Ainsi, trente trois (33) sociétés cotées n’ont pas transmis à la fin de l’année leurs informations annuelles au Conseil Régional. Sur les douze (12) sociétés du compartiment obligataire, trois (3) ont communiqué des informations complètes. Neuf (9) sociétés, soit 75 % des sociétés inscrites à ce compartiment, n’ont pas transmis au Conseil Régional les informations requises avant la fin de l’année. Tous ces émetteurs ont été invités au respect scrupuleux des dispositions règlementaires en vigueur.  L’information permanente L’information importante L’année 2009 a été caractérisée encore par une amélioration de la publication d’informations sur le marché secondaire. En effet, trente quatre (34) communiqués de presse contre trente deux (32) l’année précédente ont fait l’objet de publication au Bulletin Officiel de la Cote (BOC). Onze (11) sont relatives à l’augmentation du capital des sociétés cotées, six (6) relatives au déroulement d’OPR d’un titre, trois (3) aux projets de fusion/ absorption, trois (3) à l’admission de nouvelles actions à la cote, deux (2) aux droits de souscription, d’attribution et de valeur théorique, deux (2) aux franchissement de seuil, une (1) au renforcement de partenariat, une (1) à un accord de partenariat, une (1) au décès du Président d’un Groupe, deux (2) au changement de dénomination, deux (2) à des distinctions reçues. Les émetteurs du marché ont été sensibilisés lors d’une rencontre, à Abidjan, au mois de novembre 2009, à la nécessité d’une meilleure diffusion d’informations sur le marché afin d’améliorer son efficience. Les textes réglementaires en cours sur les formats de présentation des informations diffusées sur le marché et la qualité des informations attendues ainsi que le projet de base de données financières du marché devraient permettre en 2010, de corriger sensiblement les anomalies relevées en matière de diffusion d’informations. 2.4 Activités du marché 2.4.1 Marché primaire En 2009, un regain d’activités a été observé au niveau du marché primaire où de nombreuses opérations de levée de ressources ont été réalisées. Leur dénouement a permis de relever sensiblement le niveau des ressources mobilisées. Au total, le marché financier de l’UMOA a enregistré en 2009, 224,5 milliards de FCFA d’émissions de titres soit 53 % de hausse par rapport à 2008. Le tableau et le graphique ci-dessous retracent les activités du marché primaire de 2005 à 2009. Tableau 7: Emission sur le marché primaire (en millions de FCFA) Rubriques Total % Emprunts obligataires (a) 219 696 176 500 256 928 96 009 136 628 885 761 86,08% Etats 131 131 120 500 161 070 61 416 107 328 581 445 56,51% Organisations Régionales et Int. 25 000 46 000 22 528 22 793 6 000 122 321 11,89% Secteur privé 19 800 10 000 63 130 1 800 23 300 118 030 11,47% Entreprises publiques 43 765 10 200 10 000 63 965 6,22% Opérations sur titres de capital (b) 2 562 1 197 51 190 87 850 143 227 13,92% Offres Publiques de Vente 2 150 50 076 86 894 139 681 13,57% Placements Etrangers 1 114 3 541 0,34% Offres Publiques de Retrait 0,00% Total mobilisé (a) + (b) 220 129 179 062 258 125 1 028 987 Graphique 2 : Evolution de la levée des ressources de 2005 à 2009 (en millions de FCFA) Il ressort du tableau 5 que le montant cumulé des emprunts de 2005 à 2009 s’élève à 885,8 milliards de FCFA, soit 86 % des ressources totales levées sur la période alors que les émissions d’actions se chiffrent à 143,2 milliards de FCFA. En 2009, le montant levé sur le marché obligataire s’établit à 136,6 milliards FCFA dont 79 % par les Etats de l’Union alors que le marché des titres de capital enregistre un montant de 87,9 milliards de FCFA. Ces chiffres confirment, une fois encore, la prépondérance des titres de créances notamment des emprunts des Etats sur le marché financier de l’UMOA par rapport aux titres de capital. Le marché demeure encore un marché d’endettement qui finance peu le secteur privé. Le tableau et le graphique ci-après donnent le détail par catégorie de titres pour l’année 2009.  Les opérations sur titres de capital Tableau 8 : Opérations sur titres de capital de l’année 2009 Rubriques Date d’autorisation N° Visa ou enregistrement En millions de FCFA Montant autorisé Montant réalisé OPERATIONS AUTORISEES EN 2008 ET REALISEES EN 2009 ONATEL 29/11/2008 OA/08-02 28 560 à 30 600 29 068 Total (I) 29 068 OFFRES PUBLIQUES AUTORISEES ET REALISEES EN 2009 CEDA 07/04/2009 OA/09-001 1 844 1 844 SAGECO 07/04/2009 OPR/09-001 14,4 BOA-NIGER 27/10/2009 OA/09-003 2 250 2 250 BOA-COTE D’IVOIRE 27/10/2009 OA/09-004 2 706 2 706 Augmentation du capital de ETI par conversion de prêt en actions de la SFI 27/10/2009 OA/09-005 45 000 44 100 Réduction suivie de l’augmentation de capital de SERVAIR Abidjan 16/11/2009 OA/09-006 1 364 1 364 Réduction suivie de l’augmentation de capital de SIVOM CI 16/11/2009 OA/09-007 4 657 4 657 Fusion par absorption de PH CI par PALM CI 16/11/2009 OA/09-007 905,14 905,14 Total (II) 57 831,14 Total Offre Publique (I+II) 86 899,14 SOCIETE GENERALE 27/08/2009 PEA/09-01 AIR LIQUIDE S.A 27/08/2009 PEA/09-02 AIR LIQUIDE S.A 27/10/2009 PEA/09-03 BNP PARIBAS 27/08/2009 PEA/09-04 BNP PARIBAS 27/10/2009 PEA/09-05 Total Placements étrangers (III) TOTAL OPERATIONS AUTORISEES ET REALISEES EN 2009 87 850,14 OPERATIONS AUTORISEES EN 2009 ET EN COURS DE REALISATION ALCATEL LUCENT S.A 18/12/2009 PEA/09-06 En cours En cours  Les émissions obligataires Tableau 9 : Emprunts obligataires de l’année 2009 Rubriques Dates de décisions Types de placement Montant autorisé (en millions de FCFA) Montant mobilisé (en millions de FCFA) OPERATIONS AUTORISEES EN 2008 ET REALISEES EN 2009 GESTOCI 6,75 % 2008-2013 27/09/2008 PP 5 000 3 300 Total (I) 5 000 3 300 OPERATIONS AUTORISEES EN 2009 ET REALISEES EN 2009 BOA-BENIN 6,20 % 2009-2014 07/04/2009 APE 6 000 6 000 BOA-BURKINA FASO 6,20 % 2009-2014 07/04/2009 APE 3 000 3 000 BOA-COTE D’IVOIRE 6,20 % 2009-2014 07/04/2009 APE 3 000 3 000 BOA-MALI 6,50 % 2009-2014 07/04/2009 APE 3 000 3 000 BOA-NIGER 6,50 % 2009-2014 07/04/2009 APE 2 500 2 500 BOA-SENEGAL 6,50 % 2009-2014 07/04/2009 APE 2 500 2 500 TPCI 6,95 % 2009-2014 08/03/2009 APE 60 000 107 328 SHELTER AFRIQUE 2009-2014 27/06/2009 PP 6 000 6 000 Total (II) 86 000 133 328 TOTAL OPERATIONS REALISSES (I+II) 91 000 136 628 OPERATIONS AUTORISEES EN 2009 ET EN COURS DE REALISATION ALIOS FINANCE 7,15 % 2009-2014 18/12/2009 PP 5 000 En cours UB PHAR 6,5 % 2009-2016 27/10/2009 PP 2 500 En cours COLINA PARTICIPATIONS 6,75 % 2009-2016 27/10/2009 PP 5 000 En cours PAD 7 % 2009-2014 18/12/2009 PP 10 000 En cours PALM CI 7 % 2009-2016 18/12/2009 APE 15 000 En cours APE = Appel Public à l’Epargne PP = Placement Privé GRAPHIQUE 3 : Répartition par catégorie d’acteurs des levées de ressources sur le marché des obligations en 2009 Au total, sur vingt sept (27) opérations autorisées en 2009, vingt et une (21) ont été réalisées au cours de la même année, soit un taux d’exécution de 75 % contre 92 % en 2008. 2.4.2 Marché secondaire Siège de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) à Abidjan en Côte d’Ivoire Etats 79 % Entreprises Publiques 0 % Secteur Privé Organisations Régionales et int.  L’évolution de la BRVM en 2009 Au cours de l’année 2009, la cote de la BRVM s’est enrichie d’une nouvelle société. Il s’agit de l’admission sur le compartiment actions, le 30 avril 2009, de l’Office National des Télécommunications du Burkina Faso (ONATEL BF) suite à la privatisation de cette société. Par ailleurs, la BRVM a admis les nouvelles actions issues de l’augmentation de capital social de cinq (5) sociétés déjà inscrites à la cote comme suit :  le 15 mai 2009, 1 958 675 189 nouvelles actions ETI TG ;  le 28 juillet 2009, 1 461 600 nouvelles actions SMB ;  le 04 septembre 2009, 368 800 nouvelles actions CEDA ;  le 14 décembre 2009, 342 857 nouvelles actions PALM CI ;  le 29 décembre 2009, 100 000 nouvelles actions BOA-BENIN. En ce qui concerne le marché obligataire, neuf (9) nouvelles lignes ont été enregistrées à la cote à savoir :  le 27 mars 2009, l’emprunt obligataire « SHELTER AFRIQUE 6 % 2008- 2014 » émis par la Société pour l’Habitat et le Logement Territorial en Afrique, pour un montant de 2,79 milliards de FCFA ;  le 20 avril 2009, l’emprunt obligataire « TPCI 6,25 % 2008-2011 » émis par l’Etat de Côte d’Ivoire, pour un montant de 61,21 milliards de FCFA ;  le 05 octobre 2009, l’emprunt obligataire « TPCI 6,95 % 2009-2014 » émis par l’Etat de Côte d’Ivoire, pour un montant de 107,33 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-BENIN 6,20 % 2009- 2014 », pour un montant de 6 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-BURKINA FASO 6,20 % 2009-2014 », pour un montant de 3 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-COTE D’IVOIRE 6,20 % 2009-2014 », pour un montant de 3 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-MALI 6,50 % 2009- 2014 », pour un montant de 3 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-NIGER 6,50 % 2009- 2014 », pour un montant de 2,5 milliards de FCFA ;  le 1er décembre 2009, l’emprunt obligataire « BOA-SENEGAL 6,50 % 2009- 2014 », pour un montant de 2,5 milliards de FCFA. Au total, le marché des obligations comptait, au 31 décembre 2009, 33 lignes obligataires cotées contre 29 au 31 décembre 2008.  Les radiations Au cours de l’année 2009, le compartiment actions a enregistré les radiations ci-après :  le titre SAGECO à l’issue de la séance du 18 août 2009 suite à l’offre publique de retrait (OPR), réalisée conformément aux textes en vigueur.  le titre PH CI à l’issue de la séance du 31 décembre 2009 suite à la fusion avec PALM CI. Au titre du marché obligataire, cinq (5) emprunts obligataires arrivés à échéance ont été radiés de la cote.  L’évolution des indicateurs de performance  L’évolution des indices de la BRVM La BRVM, à l’instar des marchés financiers internationaux, a enregistré au cours du premier semestre 2009, une tendance baissière de ses principaux indices. Cette situation s’est poursuivie au second semestre de l’année 2009 marquant ainsi un contraste avec celle observée sur les places financières émergentes et développées dont les indices ont été orientés a la hausse. Dans le détail, ces performances se déclinent comme suit : Au 30 juin 2009, l’indice "BRVM 10" ressort à 153,56 points contre 192,08 points en fin 2008, soit une baisse de 20,05 %. L’indice "BRVM Composite" quant à lui a enregistré durant la période sous revue, un repli de 19,17 % et s’affiche à 144,01 points, contre 178,17 points au 31 décembre 2008. Hormis l’indice "Autres secteurs" resté stable sur la période, tous les indices sectoriels de la BRVM ont suivi la même tendance baissière, avec des variations négatives allant de 6,79 % à 23 %. Au second semestre 2009, les activités sur le marché boursier régional ont alterné des tendances baissières et haussières contrairement à la tendance haussière des autres places financières. Ainsi, les indices "BRVM 10" et "BRVM Composite" sont ressortis à 143,6 points et 132,05 points au 31 décembre 2009, respectivement en repli de 6,48 % et 8,30 % par rapport à leur seuil du 30 juin de la même année. Sur les sept (7) indices sectoriels du marché des actions, quatre (4) se sont affichés en repli. Il s’agit notamment du “BRVM Industrie”, du “BRVM Finances”, du “BRVM Agriculture” et du “BRVM Distribution” avec respectivement 96,01 ; 53,30 ; 125,20 et 130,62 points. Deux (2) indices sectoriels se sont affichés en hausse. Il s’agit de “BRVM Services Publics” et “BRVM Transport” qui ont fini le semestre sous revue avec respectivement 352,09 et 236,31 points contre 319,18 et 227,74 points au 30 juin 2009. Le "BRVM-Autres Secteurs" n’a pas enregistré d’évolution comme pour le semestre précédent. Il est resté stable à 61,73 points sur toute l’année 2009. Au total, les indicateurs de performance du marché boursier de l’UMOA ont connu une relative instabilité avec une tendance globalement baissière. En effet, au cours de l’année 2009, les deux indices de référence de la BRVM ont perdu près du quart de leurs valeurs par rapport à l’année précédente. Le "BRVM 10" a régressé de 25,24 % de sa valeur à 143,6 points au 31 décembre 2009 contre 192,08 points au 31 décembre 2008. Le BRVM composite s’établit au 31 décembre 2009 à 132,05 points, en baisse de 25,89 % par rapport à son niveau du 31 décembre 2008 qui se situe à 178,17 points. Ainsi, après avoir gagné plus de 120,0 points entre 2005 et 2007, l’indice "BRVM 10" a perdu plus de 81,0 points au cours des deux derniers exercices. Quant au "BRVM Composite", il a évolué dans des proportions comparables, cédant 67,0 points par rapport au 31 décembre 2007. Cette tendance baissière pourrait être expliquée par les effets indirects des turbulences financières et économiques internationales, en raison de la baisse des prix des matières premières agroindustrielles, du ralentissement économique, de la recherche de la liquidité par les investisseurs étrangers etc. Graphique 4 : Evolution comparée des indices BRVM 10 et BRVM Composite de 2005 à 2009  Les indices sectoriels L’analyse des indices sectoriels permet d’évaluer les effets de la crise sur les différents secteurs d’activités. Ainsi, dans le sillage des effets indirects de la crise financière sur les Etats de l’Union, tous les secteurs d’activité ont enregistré au titre de l’année 2009, un repli de leurs indices. Les plus fortes baisses concernent les secteurs Finances (-43,56 %), Agricultures (-49,54 %) et Industries (-31,64 %). La baisse de l’indice du secteur Finances qui représente les banques de l’Union présentes à la Bourse témoigne de la répercussion des effets indirects de la crise. En effet, bien que ne détenant pas d’actifs toxiques, les banques de l’union sont affectées par le ralentissement de la croissance économique et l’altération de la confiance dans le système financier de façon générale. BRVM 10 BRVM Composite 2005 2006 2007 2008 2009 La baisse enregistrée dans le secteur agroindustriel reflète les anticipations des investisseurs sur la baisse des prix et par conséquent du chiffre d’affaire des entreprises de ce secteur tourné vers l’exportation. Le tableau ci-après présente l’évolution des indices sectoriels de 2007 à 2009 : Tableau 10 : Evolution des indices sectoriels entre 2007 et 2009 Secteurs Variation 2008/2009 Secteur Industrie 140,7 140,44 96,01 -31,64 % Secteur Service public 507,04 387,90 352,09 -9,23 % Secteur Finances 97,36 94,43 53,30 -43,56 % Secteur Transport 248,92 295,79 236,31 -20,11 % Secteur Agriculture 236,54 248,14 125,20 -49,54 % Secteur Distribution 121,25 149,13 130,62 -12,41 % Autres Secteurs 84,57 61,73 61,73 0,00 %  La capitalisation boursière Après quatre années de croissance (2004-2007), la capitalisation boursière globale (actions et obligations) s’est affichée en baisse ces deux dernières années à l’image des marchés financiers internationaux. Cependant, force est de constater que le repli du marché financier de l’UMOA reste moins prononcé que celui des marchés développés dans leur ensemble. La capitalisation boursière globale s’était inscrite en baisse de 10,5 % en glissement annuel en s’établissant à 3 851,37 milliards de FCFA au 31 décembre 2008 contre 4 303,1 milliards en 2007, Au 31 décembre 2009, elle régresse de 13,5 % par rapport à 2008, à 3 331 milliards de FCFA. Les tableaux et le graphique ci-après, résument l’évolution de la capitalisation boursière de la BRVM au cours de la période 2007 – 2009 : Tableau 11 : BRVM – Evolution des capitalisations boursières par compartiment de 2007 à 2009, (en milliards de FCFA) Rubriques Variation 2008/2009 Compartiment « obligations » 1,6 % Compartiment «actions » 3 726 3 337 2 808 -15,8 % Tableau 12 : BRVM – Evolution des capitalisations boursières sectorielles de 2007 à 2009, (en milliards de FCFA) Secteurs Variation 2008/2009 Industrie -19,8 % Service public 1 797 1 374 1 420 3,3 % Finances -32,8 % Transport -17,4 % Agriculture -49,55 % Distribution -12,41 % Autres Secteurs 0,00 % Total 3 726 3 331 2 807 -15,86 % Graphique 5 : Evolution de la capitalisation boursière par secteur d’activités en 2008 et  Le volume et les valeurs des transactions Le volume des transactions de la BRVM sur le marché des titres (actions et obligations) est passé de 10,81 millions en 2007 à 31,73 millions de titres au 31 décembre 2009, après avoir atteint42,85 millions de titres à fin 2008. Le volume de transactions de 2009 représente 25,95 % de moins que celui observé en 2008. Toutefois, les volumes des transactions en 2008 et 2009 atteignent respectivement 3,87 et 2,86 fois le niveau de 2007. Cette hausse s’explique, d’une part, par le fractionnement des titres du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) qui avait représenté 86,50 % du total des titres échangés en 2008, et d’autre part, par l’augmentation du capital de ETI avec l’admission à la cote, le 15 mai 2009, des 1 958 675 189 nouvelles actions émises. En liaison avec la situation décrite précédemment, la valeur globale des transactions est ressortie à 111,7 milliards de FCFA au 31 décembre 2009, en recul de 51,6 % par rapport à 2008. BRVM - INDUSTRIE 17% BRVM - SERVICES PUBLICS 51% BRVM - FINANCES 20% BRVM - TRANSPORT 2% BRVM - AGRICULTU RE 5% BRVM - DISTRIBUTI ON 5% BRVM - AUTRES SECTEURS 0% BRVM - INDUSTRIE 18% BRVM - SERVICES PUBLICS 41% BRVM - FINANCES 25% BRVM - TRANSPO RT 2% BRVM - AGRICULT URE 9% BRVM - DISTRIBUT ION 5% BRVM - AUTRES SECTEURS Au total, les principaux indicateurs du marché financier régional ont poursuivi au cours de l’exercice 2009 leur tendance baissière amorcée en 2008, en raison des répercussions des effets de la crise financière internationale sur les pays de l’Union. Tableau 13 : BRVM – Evolution des valeurs et des volumes échangés (2007-2009) Rubriques Variation 2008/2009 Volume échangé (en millions de titres) 11,06 42,85 31,73 -25,95 % Valeur des échanges (en milliards de FCFA) 87,48 231,00 111,28 -51,83 % Nombre moyen de titres échangés par séance 10 010 170 881 273 500 60,05 % Nombre de valeurs cotées 1,89 % 2.5 Activités du Projet de Développement du Marché Financier Régional (PDMFR) 2.5.1 Contexte Dans le cadre du Projet de Développement du Marché Financier Régional (PDMFR), plusieurs activités ont été mises en œuvre au cours de l’année 2009, en vue de l’approfondissement et du développement du marché financier régional. Le PDMFR, qui a démarré ses activités le 29 juillet 2005, comporte un volet « Assistance Technique et Appui Institutionnel ». Ce volet est financé sous forme de dons par l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et l’Agence Française de Développement (AFD). 2.5.2 Etat d’exécution des principales sous–composantes du volet « Assistance Technique et Appui Institutionnel » Le PDMFR comprend quatre (04) sous-composantes à savoir : - la dynamisation du marché financier ; - le renforcement des capacités du Conseil Régional et des acteurs du marché ; - l’appui à la politique d’intégration régionale ; - le développement des activités du marché secondaire. Le volet « Assistance Technique et Appui Institutionnel » a connu, au cours de l’année 2008, une restructuration qui a conduit à la mise en veilleuse de certaines activités. Cette mise en veilleuse s’est poursuivie en 2009, en attendant la réalisation de l’étude d’impact du projet demandée par les bailleurs de fonds. Cette étude a été lancée en novembre 2009 et ses conclusions sont attendues au début du second trimestre 2010. 2.5.2.1 Dynamisation et accroissement de l’efficacité du marché financier Ce volet comprend des actions de développement du marché et des études spécifiques devant permettre son approfondissement.  Promotion du marché et diffusion de la culture boursière Au titre de la promotion du marché et de la diffusion de la culture boursière, le CREPMF a organisé en 2009, deux évènements importants, à savoir « la rencontre de sensibilisation sur l’information financière » et « les Journées du Marché Financier de l’UMOA ». Ceux-ci se sont respectivement déroulés à Abidjan et à Dakar aux mois de novembre et décembre 2009. La première rencontre a rassemblé les Commissaires aux Comptes et les responsables de l’information financière des émetteurs et structures agréées du marché financier de l’UMOA sur la diffusion d’informations. Elle a permis de souligner l’importance et le rôle de l’information sur les marchés financiers. Au cours de cette rencontre, les dispositions réglementaires régissant la diffusion d’informations sur le marché financier de l’UMOA ont été examinées ainsi que la situation actuelle de la diffusion d’informations et les évolutions envisagées. Organisée sous forme de Journées portes-ouvertes, de conférences et de diverses séances de formations, le second évènement a été l’occasion d’aborder, entre autres questions, la régulation de l’innovation financière induite par l’apparition de produits structurés sur les marchés financiers.  Diversification et adaptation des produits du marché Les principales actions inscrites à ce volet concernent les travaux relatifs à la mise en place d’un marché hypothécaire et de la titrisation au sein de l’UEMOA, la détermination de son architecture ainsi que la détermination du potentiel du marché hypothécaire de l’UEMOA. L’étude relative au cadre juridique du marché hypothécaire et de la titrisation a été réalisée en 2008. Les différents textes validés par les membres du Conseil Régional sont en instance d’adoption par le Conseil des Ministres de l’UEMOA. Les études relatives à la détermination de l’architecture du marché hypothécaire de l’UEMOA et au potentiel du marché hypothécaire de l’UEMOA ont été réalisées au cours de l’année sous revue ont fait l’objet d’un séminaire de validation en juillet 2009.  Réforme des garanties et notation Une étude visant à assouplir les garanties actuellement exigées sur le marché financier de l’UMOA pour la levée de ressources et déterminer les conditions d’introduction d’un système de notation au sein de l’Union a été réalisée au cours de l’année 2008. Ses conclusions ont été validées, le 8 juillet 2008, lors d’un séminaire regroupant les acteurs du marché à Lomé, et approuvées par le Conseil Régional lors de sa session de septembre 2008. Cette réforme est effective avec la mise en vigueur de l’Instruction n°36/2009 au mois de novembre 2009.  Etude sur la tarification du marché financier régional Cette étude a pour objectif d’assurer la compétitivité du marché financier de l’UMOA par rapport aux sources alternatives de financement des Etats et du secteur privé. Elle a été lancée en novembre 2009 et ses conclusions sont attendues en 2010.  Revue générale des textes du marché Le rapport de relecture des textes a été approuvé par le Conseil Régional en sa session extraordinaire du 26 janvier 2008. L’examen de l’Annexe a été finalisé lors de la formation des membres en mai 2008. Une consultation de place sur le Règlement Général a été organisée du 02 juin au 10 juillet 2008. Le rapport final provisoire intégrant les conclusions de la consultation de place a été approuvé par le Conseil Régional en mai 2009. Le processus d’adoption par les Autorités de l’Union est en cours. 2.5.2.2 Formation du Conseil Régional et des acteurs du marché Cette action regroupe les formations dispensées à l’intention des membres du Conseil Régional et du personnel du Secrétariat Général ainsi que des acteurs du marché. Le Conseil Régional a organisé, en décembre 2009, une session de formation pour ses nouveaux membres sur le thème : « la règlementation des marchés financiers : évolution internationale et cas spécifique du marché financier de l’UMOA ». Cette formation a été animée par M. Xavier TESSIER, Directeur pour les Affaires Internationales de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) de France qui a partagé avec les membres du Conseil l’expérience de l’AMF en matière de régulation. 2.5.2.3 Appui à la politique d’intégration régionale Cette sous-composante est prise en charge par la Commission de l’UEMOA et la BCEAO. L’une des actions prévues au titre de cette sous-composante est la réalisation, par la Commission de l’UEMOA, d’une étude relative à l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières au sein de l’Union, l’incitation des Etats à la réalisation des programmes de privatisation par le canal du marché ainsi que la formation, par la BCEAO, du personnel des institutions publiques (Trésors Publics, Comités de privatisation, Responsables des Ministères des Finances, etc.) aux émissions de titres. S’agissant spécifiquement de l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières au sein de l’Union, après l’étude réalisée à cet effet, une Directive communautaire a été élaborée et sera soumise à l’adoption du Conseil des Ministres de l’UMOA en 2.5.2.4 Développement des activités du marché secondaire Cette sous-composante regroupe les actions visant à améliorer la diffusion des informations boursières et à organiser des campagnes de sensibilisation du public sur les activités de la BRVM. Elle comprend également des actions de formation du personnel de la BRVM et du DC/BR, ainsi qu’une évaluation institutionnelle périodique des structures centrales du marché. Au cours de l’année 2009, diverses actions ont été réalisées notamment l’organisation des 10 ans de la Bourse, la formation du personnel de la BRVM ainsi que le démarrage de l’étude relative à l’implication des femmes sur le Marché Financier Régional. 2.6 Relations internationales et partenariats Depuis sa création, le Conseil Régional a inscrit son action dans une perspective internationale. C’est ainsi qu’il participe activement aux différents travaux menés à l’échelle internationale, en matière de régulation des marchés financiers notamment au sein de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV) et de l’Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI). Au plan régional, le Conseil Régional travaille en étroite collaboration avec les autres Organes et Institutions de l’Union, notamment la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Commission de l’UEMOA sur les questions et sujets touchant le système financier de l’Union et ayant fait l’objet d’orientations spécifiques de la Conférence des Chefs d’Etat ou du Conseil des Ministres. Au titre de la coopération avec les autres régulateurs, il est envisagé la création, en 2010, d’un Comité de Stabilité Financière regroupant les autorités de régulation et de supervision du système financier (CIMA, CIPRES, BCEAO, Commission Bancaire de l’UMOA, CREPMF). 2.6.1 Participation aux rencontres internationales o Rencontre annuelle de l’IFREFI Le Conseil Régional a organisé la 9ème réunion annuelle de l’IFREFI, à Cotonou (BENIN), du 18 au 20 mai 2009. o Rencontre annuelle de la Securities Exchange Commission (SEC) Le Conseil a participé à la rencontre annuelle de la Securities and Exchange Commission (SEC) des Etats-Unis sur le développement des marchés financiers africains, du 14 au 18 septembre 2009 à Accra (Ghana). 2.6.2 Participation aux rencontres sous-régionales o Réunion de la Sous-commission « Financement de l’Economie » Le Conseil Régional a participé à la réunion des Institutions Communautaires de l’UEMOA sur le financement de l’économie à Dakar, du 11 au 12 mai 2009. o Réunions extraordinaires du Conseil des Ministres Le CREPMF a participé aux réunions extraordinaires du Conseil des Ministres de l’UEMOA tenues à Abidjan (Côte d’Ivoire) les 27 juillet et 20 novembre 2009 consacrées à l’apurement des arriérés de la dette intérieure. o Réunion du Comité Régional de suivi du PESF Le Conseil Régional a participé à la réunion du Comité Régional de suivi du plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations du Programme d’Evaluation du Secteur Financier (PESF), le 10 septembre 2009 à Dakar (Sénégal). o Réunion conjointe Commission de l’UEMOA/CNPE Tenue du 9 au 10 septembre 2009 à Bamako (Mali), la réunion conjointe Commission de l’UEMOA/Comités Nationaux de Politique Economique (CNPE) sur la surveillance multilatérale a enregistré la participation du CREPMF qui a animé un thème sur les marchés financiers. o Secrétariat Conjoint des Organes et Institutions Communautaires de l’UEMOA Le Conseil Régional a pris part aux réunions du Secrétariat Conjoint des Organes et Institutions Communautaires de l’UEMOA consacrées à la préparation de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement. Ces réunions se sont tenues aux mois de novembre à Dakar (Sénégal) et de décembre 2009 à Ouagadougou (Burkina Faso). o Comité de Stabilité Financière (CSF) dans la zone UEMOA Le 3 décembre 2009 à Dakar (Sénégal), le Conseil a participé à la réunion des Organes de supervision du secteur financier (BCEAO, CIMA, CIPRES, CREPMF) consacrée aux réflexions pour la mise en place d’un Comité de Stabilité Financière (CSF) dans l’UMOA. 3 SITUATION FINANCIERE DU CONSEIL REGIONAL Le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers a élaboré ses états financiers relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2009, suivant les règles de tenue de la comptabilité arrêtées par le Règlement Financier du CREPMF et par le Système Comptable OHADA. Ces états financiers ont été approuvés par le Conseil des Ministres de l’UMOA à Dakar, le 21 juin 2010, conformément à l’article 47 du Règlement Financier. 3.1 Comptes de bilan L’évolution de la situation patrimoniale du CREPMF sur la période 2008-2009 est retracée dans le tableau ci-après : Tableau 14 : Bilan en grandes masses (en milliers de FCFA) Libellés Exercice Exercice Variations ACTIF 1 283 341 1 481 519 -13,4 % Actif immobilisé 519 342 557 065 -6,8 % dont immobilisations corporelles 465 708 512 967 -9,2 % Actif circulant 278 421 770 388 -63,9 % dont créances et emplois assimilés 263 899 752 581 -64,9 % Trésorerie actif 485 578 154 066 215,2 % Ecart de conversion actif PASSIF 1 283 341 1 481 519 -13,4 % Capital Réserves Report à nouveau 1 019 420 537 828 89,5 % Résultat net -254 203 481 592 -152,8 % Autres capitaux propres 215 237 264 071 -18,5 % Capitaux propres 980 454 1 283 491 -23,6 % Dettes financières Ressources stables 980 454 1 283 491 -49,63 % Passif circulant 302 887 198 028 53,0 % Trésorerie passif Ecart de conversion passif Le total du bilan passe de 1 481,5 millions de FCFA au 31 décembre 2008 à 1 283,3 millions de FCFA au 31 décembre 2009, soit une baisse de 198,7 millions de FCFA, correspondant à un taux de 13,4 %. Au niveau de l’actif, cette baisse s’analyse comme ci-après :  une diminution de l’actif immobilisé de 37,7 millions de FCFA, soit une régression de 6,8 % provenant essentiellement de la variation des immobilisations financières ;  une diminution de l’actif circulant de 491,9 millions de FCFA, soit 63,9 % résultant essentiellement de la baisse des créances clients ;  une augmentation de 215,2 % des ressources de trésorerie qui passent de 154,1 millions de FCFA, au 31 décembre 2008, à 485,5 millions de FCFA, au 31 décembre 2009. Au niveau du passif, la baisse provient essentiellement de la diminution des ressources stables de plus de 303 millions de FCFA, du fait du résultat net déficitaire de l’exercice qui s’élève à 254, 2 millions de FCFA, contre un résultat bénéficiaire de 481,6 millions de FCFA à la fin de l’exercice précédent. 3.2 Compte de résultats L’évolution du compte de résultat du Conseil Régional de 2008 à 2009 est la suivante : Tableau 15 : Comptes de résultats en grandes masses (en milliers de FCFA) Libellés Exercice Exercice Variations Travaux, Services vendus 425 867 879 795 -51,6 % Autres achats 52 679 37 859 39,1 % Variations de stocks (+ ou -) 3 285 -8 269 -139,7 % Transports 113 601 118 404 -4,1 % Services extérieurs 505 340 441 709 14,4 % Autres charges 77 445 69 995 10,6 % Subventions d’exploitation 606 572 648 443 -6,5 % Autres produits 19 961 29 166 -31,6 % Valeur ajoutée 300 050 897 706 -66,6 % Charges de personnel 510 919 392 155 30,3 % Excédent brut d’exploitation -210 869 505 551 -141,7 % Dotations aux amortissements et aux provisions 92 501 79 085 17,0 % Résultat d’exploitation (+ ou -) -303 370 426 466 -171,1% Résultat financier (+ ou -) 287,2 % Résultat des activités ordinaires (+ ou -) 303 037 426 552 -171,0 % Résultat Hors Activités Ordinaires (HAO) (+ ou -) 48 834 55 040 -11,3 % RESULTAT NET (+ ou -) -254 203 481 592 -152,8 % Le résultat net de l’exercice a diminué de 152,8 %, soit 735,8 millions de FCFA et s’explique essentiellement par la baisse du résultat d’exploitation de 730 millions de FCFA, soit un taux de 171,1 %. Cette baisse résulte d’une augmentation des charges de 223,5 millions de FCFA en liaison essentiellement avec le renforcement des effectifs du Secrétariat Général, accompagnée d’une régression plus importante des produits d’exploitation pour un montant de 505 millions de FCFA. 3.3 Contrôle par la Cour des Comptes En application des dispositions de l’article 17 de l’Annexe portant composition, organisation, fonctionnement et attributions du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers, la Cour des Comptes de l’UEMOA a procédé au contrôle des comptes du CREPMF pour l’exercice 2009, du 08 au 19 mars 2010. A l’issue de ses vérifications, et après avoir formulé certaines recommandations dans son rapport de contrôle, la Cour des Comptes a certifié, sans réserve, la fiabilité, la régularité et la sincérité des états financiers du CREPMF clos le 31 décembre 2009 qui reflètent une image fidèle de la situation financière et du patrimoine de l’Organe. ANNEXES Annexe 1 Organisation du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers CONSEIL REGIONAL 2009 PRESIDENT M. Léné SEBGO Membres Permanents o BCEAO : M. Kodzo M. DOSSA o COMMISSION DE L’UEMOA : M. Laurent Ogowa AGOSSA Représentants des Etats o BENIN : Madame Viviane Yémalin HOUENOU-KANEHO o BURKINA FASO : M. Léné SEBGO o CÔTE D ’IVOIRE : M. Lami BLE o GUINEE BISSAU : M. Sêco CAMARA o MALI M. Sidi Mohamed TRAORE o NIGER : M. Boubacar SAIDOU MOUMOUNI o SENEGAL : M. Babacar CISSE o TOGO : M. Mathèrunwa GNAGNA-WAKA Autres membres o Expert-Comptable : M. Taibou MBAYE o Magistrat : M. Fernando Jorge RIBEIRO Comité Exécutif o M. Léné SEBGO o M. Kodzo M. DOSSA o M. Mathèrunwa GNAGNA-WAKA o M. Taibou MBAYE Secrétariat Général M. Edoh Kossi AMENOUNVE Annexe 2 Situation financière des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation au 31 décembre 2009 N SOCIETE TOTAL BILAN CAPITAL FONDS PROPRES PRODUITS D’EXPLOITATION CHARGES D’EXPLOITATION RESULTAT D’EXPLOITATION RESULTAT NET 2009 2007 2008 2009 2009 2007 2008 2009 2007 2008 1 ACTIBOURSE 2 229 3 364 8 382 1 096 2 AFRICABOURSE 1 406 3 AFRICAINE DE BOURSE 1 205 1 114 4 ATLANTIQUE FINANCE 1 767 2 637 3 894 1 269 1 233 1 546 5 BIAO-FINANCE & ASSOCIES 2 160 2 775 4 872 6 BIBE FINANCE & SECURITIES 1 138 2 153 1 723 7 BICI BOURSE 4 147 6 718 4 431 1 782 1 483 1 613 2 552 1 714 750 1 369 863 1 182 8 BLACKPEARL FINANCE 3 766 2 501 3 630 2 024 1 432 1 438 928 1 233 9 BNI FINANCES 1 148 1 532 1 288 10 CGF BOURSE 4 922 4 406 6 397 1 065 1 066 1 090 CITICORP SECURITIES WEST AFRICA 1 762 1 399 1 039 12 EIC BOURSE 2 188 44 698 13 981 1 077 1 189 1 130 1 424 13 HUDSON&CIE 1 388 1 563 14 IMPAXIS SECURITIES 1 365 1 071 15 SBIF 1 578 4 105 10 217 1 393 16 SGI-BENIN 1 727 3 804 5 375 1 264 1 055 17 SGI-MALI 2 016 2 562 3 305 1 047 18 SGI NIGER 1 041 SGI PHOENIX CAPITAL MANAGEMENT 20 SGI TOGO 3 852 8 633 7 437 21 SOGEBOURSE 3 558 3 900 3 960 1 354 1 752 1 359 1 629 2 207 1 509 316 1 131 1 712 1 194 913 1 290 Total Annexe 3 Missions d’inspection réalisées en 2009 Structures Centrales Société Pays Date début Date fin Type de mission BRVM Côte d’Ivoire 30-nov.- 09 04-déc-09 Global DC/BR Côte d’Ivoire 14-déc-2009 18-déc-09 Global Sociétés de Gestion et d’Intermédiation N° Société Pays Date début Date fin Type de mission SGI EIC Côte d’Ivoire 09-févr-09 13-févr-09 Ciblé SGI BMCE CAPITAL Sénégal 16-mars-09 20-mars-09 Ciblé SGI CSWA Côte d’Ivoire 20-avr-09 20-avr-09 Ciblé ACTIBOURSE-CI Côte d’Ivoire 22-avr-09 22-avr-09 Inopiné SGI AFRICABOURSE Bénin 04-mai-09 08-mai-09 Ciblé SGI BENIN Bénin 11-mai-09 15-mai-09 Ciblé AFRICABOURSE-TG Togo 22-avr-09 22-avr-09 Inopiné SGI MALI Mali 08-juin-09 12-juin-09 Ciblé SGI NIGER Niger 29-juin-09 03-juil-09 Ciblé BICI BOURSE Côte d’ivoire 27-juil-09 31-juil-09 Ciblé BIAO FINANCE & ASSOCIES Côte d’ivoire 02-nov-09 06-nov-09 Ciblé AFRICAINE DE BOURSE Côte d’ivoire 09-nov-09 13-nov-09 Ciblé SOGEBOURSE Côte d’ivoire 16-nov-09 20-nov-09 Ciblé Banques Teneurs de Comptes Compensateurs (BTCC) N° Société/Acteur Pays Date début Date fin Type de mission SGBCI Côte d’Ivoire 02-mars-09 06-mars-09 Global BOA Côte d’Ivoire 12-oct-09 16-oct-09 Global BRM TCC Sénégal 19-oct-09 23-oct-09 Global Sociétés de Gestion d’OPCVM (SGO) N° Société Pays Date début Date fin Type de mission EAM Côte d’Ivoire 26-janv-09 31-janv-09 Ciblé OAM Togo 16-févr-09 27-févr-09 Ciblé SFOA Mali 10-juin-09 10-juin-09 Inopiné OPCVM N° Société Pays Date début Date fin Type de mission ECO IFC Côte d’Ivoire 26-janv-09 31-janv-09 Ciblé FCP PATRIMOINE Côte d’Ivoire 26-janv-09 31-janv-09 Ciblé FCP PRIMA CAPITAL Côte d’Ivoire 26-janv-09 31-janv-09 Ciblé FCP OPTI REVENU Togo 16-févr-09 27-févr-09 Ciblé FCP OPTI PLACEMENT Togo 16-févr-09 27-févr-09 Ciblé FCP OPTI CAPITAL Togo 16-févr-09 27-févr-09 Ciblé Apporteurs d’Affaires (AA) N° Société/Acteur Pays Date début Date fin Type de mission TOP FINANCE Togo 20-févr-09 20-févr-09 Global Annexe 4 Bilan au 31 décembre 2009 du CREPMF Réf. ACTIF Exercice N Ex. N - 1 Brut Amort./Prov. Net Net ACTIF IMMOBILISE (I) AA Charges immobilisées AX Frais d’établissement AY Charges à répartir AC Primes de remboursement des obligations AD Immobilisations incorporelles AE Frais de recherche et de développement AF Brevets, licences, logiciels 68 660 248 61 285 078 7 375 170 12 942 295 AG Fonds commercial AH Autres immobilisations incorporelles AI Immobilisations corporelles AJ Terrains AK Bâtiments 330 430 957 161 503 788 168 927 169 185 448 717 AL Installations et agencements 383 717 048 191 681 367 192 035 681 194 295 656 AM Matériel 295 357 293 208 786 782 86 570 511 105 425 618 AN Matériel de transport 82 968 624 64 793 960 18 174 664 27 796 529 AP Avances et acomptes versés sur immo. AQ Immobilisations financières AR Titres de participation AS Autres immobilisations financières 46 259 218 46 259 218 31 156 170 AW --------------------------------------------------------- ( I ) dont H.A.O. : Brut : 1 088 000 Net : 306 564 AZ TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I) 1 207 393 388 688 050 975 519 342 413 557 064 985 ACTIF CIRCULANT BA Actif circulant H.A.O BB Stocks BC Marchandises BD Matières premières et autres 14 521 592 14 521 592 17 806 831 approvisionnements BE En-cours BF Produits fabriqués BG Créances et emplois assimilés BH Fournisseurs, avances versées 80 000 BI Clients 60 844 145 60 844 145 611 741 723 BJ Autres créances 203 054 920 203 054 920 140 759 288 BK TOTAL ACTIF CIRCULANT ( II ) 278 420 657 278 420 657 770 387 842 TRESORERIE-ACTIF BQ Titres de placement BR Valeurs à encaisser 90 000 90 000 141 788 BS Banques, chèques postaux, caisse 485 488 411 485 488 411 153 924 461 BT TOTAL TRESORERIE-ACTIF ( III ) 485 578 411 485 578 411 154 066 249 BU Ecarts de conversion-Actif ( IV ) (perte probable de change) BZ TOTAL GENERAL ( I + II + III + IV ) 1 971 392 456 688 050 975 1 283 341 481 1 481 519 076 Réf. PASSIF (avant répartition) Exercice N Exercice N - 1 CAPITAUX PROPRES ET RESSOURCES ASSIMILEES CA Capital CB Actionnaires capital non appelé CC Primes et Réserves CD Primes d’apport, d’émission, de fusion CE Ecarts de réévaluation CF Réserves indisponibles CG Réserves libres CH Report à nouveau + ou - 1 019 419 848 537 827 985 CI Résultat net de l’exercice (bénéfice + ou perte -) -254 203 237 481 591 863 CK Autres capitaux propres CL Subventions d’investissement 215 237 698 264 071 681 CM Provisions réglementées et fonds assimilés CP TOTAL CAPITAUX PROPRES (I) 980 454 309 1 283 491 529 DETTES FINANCIERES ET RESSOURCES ASSIMILEES (I) DA Emprunts DB Dettes de crédit-bail et contrats DC Dettes financières diverses DD Provisions financières pour risques et charges DE ( I ) dont H.A.O. :… DF TOTAL DETTES FINANCIERES ( II ) DG TOTAL RESSOURCES STABLES ( I + II ) 980 454 309 1 283 491 529 PASSIF CIRCULANT DH Dettes circulantes et ressources assimilées H.A.O. 8 201 460 8 812 251 DI Clients, avances reçues 500 000 250 000 DJ Fournisseurs d’exploitation 247 861 496 166 588 043 DK Dettes fiscales 4 953 270 DL Dettes sociales 32 326 326 19 250 683 DM Autres dettes 9 044 620 3 126 570 DN Risques provisionnés DP TOTAL PASSIF CIRCULANT ( III) 302 887 172 198 027 547 TRESORERIE-PASSIF DQ Banques, crédits d’escompte DR Banques, crédits de trésorerie DS Banques, découverts DT TOTAL TRESORERIE-PASSIF ( IV ) DV Ecarts de conversion-Passif ( V ) (gain probable de change) DZ TOTAL GENERAL ( I + II + III + IV + V ) Annexe 5 Compte de Résultats au 31 décembre 2009 du CREPMF Réf. CHARGES Exercice N Exercice N-1 ACTIVITES D’EXPLOITATION RA Achats de marchandises RB Variation de stocks (- ou +) (Marge brute sur marchandises voir TB) RC Achats de matières premières et fournitures liées RD Variation de stocks (- ou +) (Marge brute sur matières voir TG) RE Autres achats 52 679 001 37 859 671 RH Variations de stocks (- ou +) 3 285 239 -8 269 323 RI Transports 113 600 711 118 403 662 RJ Services extérieurs 505 340 665 441 709 151 RK Impôts et taxes RL Autres charges (Valeur ajoutée voir TN) 77 445 097 69 995 000 RP Charges de personnel (1) 510 919 466 392 155 094 (1) dont personnel extérieur 1 800 000 / 1 400 000 RQ (Excédent brut d’exploitation voir TQ) RS Dotations aux amortissements et aux provisions 92 500 673 79 084 758 RW Total des charges d’exploitation 1 355 770 852 1 130 938 013 (Résultat d’exploitation voir TX) ACTIVITES FINANCIERES SA Frais financiers SC Pertes de change SD Dotations aux amortissements et aux provisions SF Total des charges financières (Résultat financier voir UG) SH Total des charges des activités ordinaires 1 355 770 852 1 130 938 013 (Résultat des activités ordinaires voir UI) HORS ACTIVITES ORDINAIRES ( H.A.O.) SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 1 342 578 SL Charges H.A.O. SM Dotations H.A.O. SO Total des charges H.A.O. 1 342 578 (Résultat H.A.O. voir UP) SQ Participation des travailleurs SR Impôts sur le résultat SS Total participation et impôts ST TOTAL GENERAL DES CHARGES (Résultat net voir UZ) Réf. PRODUITS Exercice N Exercice N - 1 ACTIVITES D’EXPLOITATION TA Ventes de marchandises TB MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES TC Ventes de produits fabriqués TD Travaux, services vendus 425 867 339 879 795 162 TE Production stockée (ou déstockage) TF Production immobilisée (- ou + ) TG MARGE BRUTE SUR MATIERES 425 867 339 / 879 795 162 TH Produits accessoires TI CHIFFRE D’AFFAIRES (TA+TC+TD+TH) 425 867 339 / 879 795 162 TJ (1) dont à l’exportation TK Subventions d’exploitation 606 572 479 648 442 727 TL Autres produits 19 960 689 29 166 521 TN VALEUR AJOUTEE 300 049 794 / 897 706 249 TQ EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION -210 869 672 / 505 551 155 TS Reprises de provisions TT Transferts de charges TW Total des produits d’exploitation 1 052 400 507 1 557 404 410 TX RESULTAT D’EXPLOITATION -303 370 345 / 426 466 397 Bénéfice (+) ; Perte (-) ACTIVITES FINANCIERES UA Revenus financiers UC Gains de change 333 051 85 733 UD Reprises de provisions UE Transferts de charges UF Total des produits financiers 333 051 85 733 UG RESULTAT FINANCIER (+ ou -) 333 051 / 85 733 UH Total des produits des activités ordinaires 1 052 733 558 1 557 490 143 UI RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (1) (+ ou -) -303 037 294/ 426 552 130 UJ (1) dont impôt correspondant / HORS ACTIVITES ORDINAIRES ( H.A.O.) UK Produits des cessions d’immobilisation 498 507 UL Produits H.A.O. UM Reprises H.A.O. 48 834 057 55 883 804 UN Transferts de charges UO Total des produits H.A.O. 48 834 057 56 382 311 UP RESULTAT H.A.O. (+ ou -) 48 834 057 / 55 039 733 UT TOTAL GENERAL DES PRODUITS UZ RESULTAT NET -254 203 237 / 481 591 863 Bénéfice (+) ; Perte (-) Annexe 6 Evolution du nombre d’acteurs entre 2005 et 2009 Types d’acteurs Bourse Régionale des Valeurs Mobilières Dépositaire Central / Banque de Règlement Sociétés de Gestion et d’Intermédiation Sociétés de Gestion de Patrimoine Sociétés de Gestion d’OPCVM OPCVM SICAV FCP Banques Teneurs de Compte / Conservateurs Apporteurs d’Affaires Démarcheurs Total Annexe 7 Nombre d’acteurs contrôlés en 2009 N° Acteurs du marché Agréés Contrôlés ( % ) Sociétés de Gestion et d’Intermédiation Banques Teneurs de Compte/Conservateurs Sociétés de Gestion de Patrimoine Sociétés de Gestion des OPCVM Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières Apporteurs d’Affaires Structures Centrales